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Selon le cabinet Altarès, le nombre de défaillance d’entreprises du secteur du transport et de la logistique a augmenté de 29,6 % en 2024.
29,6%. C’est la hausse du nombre de défaillances d’entreprises de transport et de logistique en 2024 observé par le cabinet Altarès. Selon son étude, sur le segment du transport de marchandises, le nombre de défaillances atteint 1 959, soit une augmentation de 29,6 %. Dans le détail 1365 entreprises ont été liquidées (+26,3% par rapport à 2023), 568 ont fait l’objet d’une procédure de redressement judiciaire tandis que 26 entreprises ont obtenu une procédure de sauvegarde. Sur le seul dernier trimestre, près de 900 transporteurs ont défailli, un nombre en hausse de +23,6%. La tendance est cependant un peu moins lourde pour le transport routier de marchandises (+13 %) tiré par le fret de proximité (+11 %) tandis que l’interurbain (+18 %) est davantage sous tension.
Tous secteurs confondus, 67830 procédures ont étés enregistrées en 2024, soit 17% de plus qu’en 2023, un triste record pour la France.
« Alors que l’incertitude sur le commerce mondial et le risque géopolitique menacent la croissance en 2025, l’économie française marque le pas. La créativité sera particulièrement nécessaire aux directions financières pour concilier croissance et restrictions budgétaires. Si les grandes sociétés sont structurées pour faire face à ces défis, les petites entreprises sont en revanche particulièrement vulnérables. L’INSEE révélait également début 2025 que la fragilité bancaire des TPE et PME était désormais (en mars 2024) supérieure à son niveau d’avant-crise sanitaire. Dans ces conditions, il peut s’avérer difficile d’être en capacité de payer toutes ses factures à l’heure. Altarès le constate chaque mois, les retards de paiement augmentent ; +1,5 jour entre janvier et décembre 2024 qui termine à quasiment 14 jours. Un nombre record que nous n’avions plus vu depuis la crise sanitaire. Dans ces conditions, si on peut envisager d’être sur le point de toucher un pic de défaillances, on peut aussi craindre qu’il s’agisse d’un plateau, et donc d’un risque commercial, avec lequel il va falloir composer encore plusieurs mois », analyse Thierry Million, directeur des études Altarès.
Voir en ligne : https://www.altares.com/whitepapers...
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