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Tout s’accélère pour la filière française du transport vélique. Soutenus par des chargeurs prêts à dépenser un peu plus pour décarboner leur fret maritime, armateurs et industriels rivalisent de solutions de transport entièrement ou partiellement propulsées par le vent. Leurs ambitions sont fortes : 30 % de la flotte marchande mondiale pourrait être convertie à l’éolien dans les prochaines années.
Utilisé pour acheminer environ 80 % des marchandises à travers le globe, le maritime est depuis des décennies le mode de transport privilégié des chargeurs, capable d’acheminer par porte-conteneurs de gros volumes de fret de toute nature, à l’international et à des prix, bien que fluctuants, plus attractifs que les autres modes. Mais la flotte marchande mondiale, de près de 60 000 navires propulsés par des moteurs diesel, est de plus en plus décriée pour son impact sur l’environnement. D’après le rapport 2022 du Giec, le transport maritime a représenté cette année-là 16 % des émissions du fret. En moyenne sur 10 ans, il a été annuellement responsable de 600 à 1 100 MtCO2eq, soit 3 % des émissions mondiales de GES.
Et ces chiffres continuent de croître, suivant les volumes de fret transportés. Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), si le fret maritime n’accélère pas sa décarbonation, il engendrerait 17 % des émissions mondiales de GES d’ici 2050.
Les armateurs, constructeurs navals et énergéticiens sont à pied d’œuvre pour décarboner le transport maritime à l’aide notamment de nouvelles générations de navires aux biocarburants, GNL ou hydrogène, en cherchant à optimiser les bateaux pour réduire leur consommation énergétique, ou même à réduire les vitesses en mer. Mais ces efforts parfois jugés insuffisants encouragent l’émergence du nouveau modèle, encore de niche, de transport vélique, soutenu par un écosystème en plein développement.






