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Alors que la majorité des grandes entreprises et ETI de la logistique se disent prêtes pour la facturation électronique au 1er septembre 2026, les nombreuses PME et TPE du transport, moins informatisées, craignent des surcoûts logiciels et administratifs. Pour elles, les gains de ce nouveau chantier de dématérialisation restent à démontrer.
A partir du 1er septembre 2026, toute facture émise et reçue par les entreprises soumises à la TVA doit être électronique et suivre un parcours dématérialisé bien précis. Initiée dans la loi de finances 2020 et plus largement par le Digital Market Act ainsi que par l’initiative européenne ViDA (TVA à l’ère numérique), cette initiative vise en priorité à lutter plus efficacement contre la fraude à la TVA. Désormais, les factures papier ou PDF sont proscrites, remplacées par des e-factures qui transitent par des plateformes agréées (PA) et par les services fiscaux de l’Etat avant d’atteindre leurs destinataires finaux (voir encadré).
Comme tous les prestataires, les logisticiens et transporteurs doivent donc choisir une plateforme agréée pour émettre les factures à leurs donneurs d’ordre et une plateforme agréée (la même en général) pour recevoir les factures de leurs fournisseurs et sous-traitants. Ils doivent aussi s’assurer que leurs logiciels comptables sont à jour de manière à éditer les factures aux bons formats électroniques et, dans certains cas, interfacer leurs logiciels métiers et comptables avec les PA.

