C’est le pourcentage des entreprises disposant d’une véritable direction Supply Chain.
C’est-à-dire rattachée à la direction générale, possédant une véritable maîtrise de leurs objectifs de performance (quant aux coûts, à la productivité, les stocks, etc.) et enfin, positionnées sur un vaste périmètre (à la fois transport, entreposage, planification...). Cette « enquête maturité Supply Chain 2006 » a été réalisée par le cabinet de conseils Masaï Logistics auprès de 105 groupes multinationaux, réalisant un chiffre d’affaires compris entre 900 et 32 000 millions d’euros.
L’étude révèle que dans 45 % des cas, la direction logistique (transport et entreposage) est décentralisée, dans 27 %, elle appartient à la direction transport ou entreposage et dans 15 %, elle est rattachée à un autre département. Les conditions nécessaires à une Supply Chain indépendante, digne de ce nom, capable d’arbitrer entre la production et la logistique, ne sont donc réunies que dans 13 % des cas, lorsqu’elle devient centralisée et sous la responsabilité de la direction générale.
La prise de conscience des enjeux accompagnée de la création d’une véritable direction Supply
Chain en interne sont les plus importantes dans le domaine automotive (constructeurs et équipementiers de rang 1 et 2 pour 95 %) et la distribution de détail (généralistes et spécialistes, 88 %). Arrivent ensuite en peloton groupé l’aéronautique (constructeur et équipementier de rang 1 et 2, 67 %), la grande série (soit l’industrie de détail telle que le luxe ou l’électronique, 65 %) et l’agroalimentaire (pour les marques internationales et les fournisseurs, 64 %). En bout de course
viennent l’industrie de process, les multinationales de la chimie et la pharmacie avec 33 % et les autres secteurs (métallurgie, plasturgie, pétrole, verre, emballage, papier, etc.) avec 14 %.


