L’avant-projet de Canal Seine-Nord Europe a été approuvé par une décision ministérielle lundi dernier.
Décembre 2003 : la maîtrise d’ouvrage des études démarre. 5 juillet 2006 : l’avant-projet est remis au ministère des transports. 20 novembre 206 : la décision est prise d’apouver cet avant projet. "Le calendrier est tenu", déclare François Bordry, président de VNF. Un projet pharaonique qui coûtera plus de 3 milliards d’euros et dont le financement devra être trouvé dans les deux ans qui viennent. Il va en tout cas permettre de rapprocher les ports des zones de chalandise. A l’horizon 2020, 13 millions de tonnes transiteront par ce canal contre 5 millions de tonnes aujourd’hui. Il permettra également de créer 35 000 à 40 000 emplois liés à la logistique. Un canal qui pourrait d’ailleurs modifier les schémas logistiques des régions traversées. Mais il est également un défi pour les ports de la Manche (Le Havre - Rouen - Dunkerque) qui devront à l’horizon 2013, date de sa mise en service, être compétitif par rapport aux ports du Nord de l’Europe.


