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L’annonce par le gouvernement de l’arrêt des aides compensatoires à la hausse des carburants pour les entreprises de transport suscite l’incompréhension de la filière.
Alors que le gouvernement a annoncé le 3 septembre la prolongation, pour deux mois supplémentaires, du dispositif de soutien destiné aux secteurs économiques les plus touchés par la hausse des prix du carburant, les transporteurs ont eu la désagréable surprise de se retrouver exclus. Ces « aides à la pompe » ont en effet pris fin le 31 août pour la filière alors qu’elles sont maintenues jusqu’en octobre pour les agriculteurs, pêcheurs ou entreprises du BTP.
Outre l’incompréhension qu’elle suscite, alors que le prix du diesel reste à des niveaux très élevés (+30 % depuis le début de la crise fin février) et que le niveau de trésorerie des transporteurs a atteint cette année son niveau le plus bas depuis vingt ans, cette annonce a immédiatement provoqué de vives réactions du côté des fédérations du transport et de la logistique.
« Il n’est pas acceptable que le transport de marchandises soit le seul secteur à qui l’on dise : « Circulez, il n’y a plus rien à voir ». Au contraire, il est urgent d’agir ! L’augmentation des prix du carburant aggrave de manière dangereuse notre déficit de compétitivité par rapport aux autres pays européens. Au total, c’est 9% du PIB et 3,2 millions d’emplois qui sont en jeu. Les demandes de l’Union TLF sont claires, à commencer par un moratoire sur toute hausse de fiscalité d’ici l’élection présidentielle : maintien du régime fiscal sur le B100 et moratoire sur les écotaxes régionales (R-Pass en Alsace, ndlr) », a ainsi commenté Jean-Thomas Schmitt, président de l’Union TLF.
De son côté, l’OTRE estime dans un communiqué, « qu’exclure les transporteurs d’une quatrième vague d’aides alors que les précédentes ne sont toujours pas pleinement versées et que les mesures structurelles promises n’ont pas abouti est incompréhensible. Le gouvernement doit commencer par tenir ses engagements avant de considérer que les difficultés du secteur seraient résolues ». La fédération demande à l’Etat d’accélérer les travaux engagés sur les mesures structurelles attendues par le secteur : simplification du mécanisme d’indexation carburant en instaurant une référence unique et opposable fondée sur les indicateurs du Comité national routier et sur les modalités de calcul qu’il préconise, et renforcement des dispositions permettant de lutter efficacement contre les prix abusivement bas dans le transport routier.
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