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Cushman & Wakefield publie une étude sur le cycle de vie des entrepôts logistiques, qui établit à 17% le taux d’obsolescence du parc français, et donne ses recommandations afin de répondre à une forte demande pour des bâtiments modernes et évolutifs.
Dans son étude intitulée « Cycle de vie de l’entrepôt logistique : piloter la valeur sur la durée », Cushman & Wakefield met en lumière les mutations structurelles du parc logistique français et les enjeux liés à l’obsolescence des actifs. Le document de 32 pages révèle qu’au moins 17 % du parc logistique français est antérieur à 2000, et près de la moitié des surfaces a été construite entre 2000 et 2019, constituant un gisement de bâtiments potentiellement exposés à des mises à niveau. Dans le même temps, la demande plébiscite les entrepôts neufs, standardisés et durables : surfaces comprises entre 15 000 et 40 000 m², hauteur sous plafond minimale de 12 mètres, certifications environnementales, éclairage LED, panneaux photovoltaïques et accès autoroutiers. Ainsi, en 2025, la 1ère main concentre 58 % du volume placé, mais la 2ème main reste une alternative nécessaire : 77 % des transactions de 2ème main ont porté sur des entrepôts de classe A.
« Le parc logistique français entre aujourd’hui dans une phase charnière : la montée en gamme rapide des exigences techniques, environnementales et réglementaires crée un écart croissant avec une partie du stock existant. Comprendre et anticiper ces dynamiques d’obsolescence est devenu essentiel pour orienter les stratégies immobilières et maintenir la compétitivité des actifs », explique Olivier Taupin, responsable office & industrial France chez Cushman & Wakefield.
L’étude met en avant 5 éléments révélateur de l’obsolescence d’un entrepôt :
– structurel : hauteur sous plafond insuffisante, trame inadaptée, dallage et quais non conformes.
– technique : incapacité d’intégrer des solutions d’automatisation (robots, AGV, convoyeurs), réseaux électriques et IT sous-dimensionnés.
– réglementaire : non-conformité ICPE, sécurité incendie, RE2020. Risque le plus aigu pour la continuité d’exploitation, pouvant conduire à la fermeture du site.
– géographique : desserte dégradée, éloignement des bassins de consommation et d’emploi, absence d’accès multimodal.
– économique : coûts de maintenance et d’énergie en hausse, valeur locative orientée à la baisse, vacance croissante.
Le document offre bien sûr l’occasion à Cushman & Wakefield de prodiguer ses conseils à l’intention des propriétaires et utilisateurs d’actifs logistiques. Le cabinet immobilier préconise ainsi de concevoir des bâtiments évolutifs, standardisés et certifiés, en intégrant les contraintes ESG dès la conception et de prévoir des réserves de puissance, de modularité et de flexibilité compatibles avec les évolutions futures. Il est également conseillé d’entretenir, maintenir et upgrader en continu. « Avec un suivi adéquat, la durée de vie d’un entrepôt peut désormais atteindre 50 à 80 ans », estime le cabinet. Un 3e axe concerne la transformation en fin de cycle et l’enjeu d’arbitrer entre rénovation/restructuration, démolition/reconstruction ou réaffectation selon la localisation, le potentiel foncier et une analyse ROI/TRI approfondie.
Voir en ligne : https://cushwake.cld.bz/cycleentrep...






