La région annonce pour mi-2013 la formalisation d’un plan d’actions logistiques, résultat d’une concertation à venir entre acteurs locaux.
Aujourd’hui, les entreprises bretonnes perdent 1 à 1,5% de marge par rapport aux entreprises basées ailleurs en France. Le chargeur breton parcourt en moyenne 300 à 350 kilomètres de plus que ses homologues français pour accéder aux grands bassins de consommation. L’Ille-et-Vilaine reste la principale porte d’entrée et de sortie régionale : le département concentre 56% des flux.
Sa position périphérique et ses craintes vis-à-vis de l’écotaxe poussent aujourd’hui la Bretagne à mobiliser 150 acteurs économiques, pour l’essentiel transporteurs et chargeurs, autour de la construction d’un projet logistique global. La première réunion du 31 janvier a servi de coup d’envoi, et en même temps à dresser un état des lieux du secteur dans une région dont le fret « reste à l’écart des grands projets nationaux, essentiellement tournés vers les grands corridors nord/sud en France et en Europe », mais qui « poursuit les efforts engagés de longue date en faveur du transport de marchandises : investissements sur le port de Brest mais aussi sur les places portuaires de Lorient et Saint-Malo, projet du port numérique de Bretagne, développement des infrastructures routières et ferroviaires, aides au ferroutage, volet logistique du contrat de filière IAA, nouveaux chantiers de transport combiné ».
Six ateliers thématiques organisés en deux sessions (les 6, 7 et 8 février puis les 20, 21 et 22 mars à Rennes, Lorient et Brest) réuniront tous les participants et devraient déboucher en milieu d’année sur un plan d’actions « concret et opérationnel, intégrant tous les modes de transport dans une logique de supply chain, et toutes les filières (IAA, bois, matériaux de construction, etc.) avec une clé d’entrée unique, la logistique ».


