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Le port d’Anvers fait face à de nombreux défis

, par Renaud Chasle

Face à la baisse des volumes en 2023, liée à la conjoncture, le port d’Anvers cherche des solutions afin de diversifier l’activité

Dans une interview accordée au quotidien belge « L’Echo », Jacques Vandermeiren, PDG du port d’Anvers, peint un tableau assez noir des perspectives économiques en 2023. Alors que le volume de marchandises transbordées au Port d’Anvers-Bruges a diminué de 5,5% au premier semestre, il estime que la tendance baissière devrait perdurer au second semestre. Entre l’inflation, les prix de l’énergie et une confiance des consommateurs américains et européens morose ou, à l’inverse, la déflation en Chine qui vient impacter les exportations (Anvers-Bruges est l’un des seuls ports qui exporte plus vers la Chine que ce qu’il n’importe), les indicateurs ne sont pas au vert. « En début d’année, beaucoup prévoyaient un premier trimestre difficile, suivi d’un boom économique au deuxième ou à coup sûr au troisième ou au quatrième trimestre. Mais aujourd’hui, plus personne ne dit que ce sera pour cette année », a déclaré Jacques Vandermeiren, alors qu’aucune grosse commande d’importants volumes de conteneurs n’est à l’ordre du jour.

Contexte géopolitique défavorable

Le PDG du port d’Anvers, mise sur le contexte géopolitique qui vient modifier les marchés pour diversifier l’activité. Il explique que les produits pétroliers russes n’étant plus admis, le pétrole doit désormais arriver d’ailleurs, tout comme le charbon qui arrive maintenant d’Afrique du Sud et d’Australie. « La moitié du volume de gaz passant par Zeebruges a pour destination l’Allemagne. Ce n’est pas un hasard si le chancelier Olaf Scholz est venu nous voir, tout comme les gros industriels, pour observer les capacités et la possibilité de les étendre dans les années à venir, partant du principe que la situation dans l’est de l’Europe ne va pas s’améliorer ».

Défis chimiques et environnementaux à relever

Le port subit aussi une diminution de 14% des volumes de produits chimiques pour l’utilisation en Europe et à destination mondiale. « On demande à ce secteur chimique de passer à une transition énergétique avec du renouvelable. Nous y contribuons via un projet en commun avec Rotterdam pour capter la moitié des émissions de CO2 portuaires », explique Jacques Vandermeiren. Mais, là encore, les difficultés s’accumulent. Pour preuve le projet Ineos, doté d’une enveloppe budgétaire de 4 milliards d’euros pour l’installation à Anvers d’un craqueur d’éthane (usine de conversion de l’éthane en éthylène pour l’industrie plastique), a vu son permis d’environnement annulé. Le PDG du port d’Anvers estime qu’un tel projet est capital pour la crédibilité du port et du pays. « On a fait d’énormes efforts pour convaincre Ineos de faire cet investissement en Belgique et pas ailleurs en Europe. On a dû trouver une surface pour construire. On a dû négocier avec les voisins ». Le casse-tête est donc de trouver une solution à court terme pour obtenir un permis qui ne sera pas annulé. L’enjeu d’avenir consiste à trouver des solutions pour développer l’activité du port et augmenter la capacité de traitement et de stockage de conteneurs sans pour autant accroitre les émissions de CO2 ou d’azote. Pas simple !

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