
- Xavier Granet
Les prestataires logistiques viennent de traverser deux années difficiles. L’instabilité (géo)politique et l’inflation ont fragilisé leurs flux. La réflexion en cours des industriels et distributeurs sur leur stratégie supply pourrait néanmoins déboucher sur une vague d’externalisation.
« Les rayonnages de la logistique contractuelle ne se remplissent pas », constate le dernier baromètre TLF paru fin 2024. « Le chiffre d’affaires des logisticiens stagne depuis près d’un an et demi. Le volume d’activité en baisse est compensé par des prix élevés liés à l’augmentation des charges », explique le document issu des données du ministère des Transports, de l’Insee et du Comité national routier. En volume, le repli s’élèverait à 7,4 % depuis l’été 2022, à 4,4 % en 2023 et à environ 2,2 % l’an passé. Quant à la demande placée nationale d’entrepôts, exprimée en mètres carrés, elle a chuté de 23 % à plus de 30 % en 2024 selon les sources. Éric Cabaille, directeur de la communication chez Bert&You, partage le constat : « La baisse de la consommation consécutive à l’inflation s’est traduite par une diminution des flux logistiques ».
Toutefois, d’importantes disparités sont constatées selon les filières et les canaux de distribution. Aussi, la plupart des logisticiens se présentent-ils comme des généralistes avec quelques spécialités dans le retail et/ou l’industrie. « Face à la hausse ou à la baisse d’activité dans plusieurs secteurs, Staci travaille dans une quinzaine de filières différentes. Cela compense le ralentissement des uns par le dynamisme des autres », témoigne son directeur général Thomas Mortier.






