C’est le (faible) pourcentage de l’activité d’entreposage que les prestataires logistiques sous-traitent à des partenaires extérieurs.
Un chiffre tiré de l’étude réalisée par le cabinet Masaï auprès de 105 groupes multinationaux, déjà citée à deux reprises dans le chiffre du mois : une première fois pour expliquer que 71 % de l’activité des
prestataires est réalisée avec du transport.Une seconde fois pour dire que 13 % des entreprises disposent d’une véritable Supply Chain.
L’entreposage est donc loin de représenter l’activité des prestataires logistiques. C’est cependant une composante stratégique puisque 6 % seulement de l’activité entreposage des prestataires est sous traitée alors que ces mêmes prestataires sous-traitent 43 % de leur activité transport.
Explication : l’entreposage est une activité à plus forte valeur ajoutée que le transport. « Sous-traiter
le transport permet de variabiliser l’activité tandis que l’entrepôt est un investissement important et
durable », analyse Thomas Moreau de Masaï.
La part du chiffre d’affaires réalisée par l’entreposage chez les prestataires est en outre en constante augmentation, ce que ne dit d’ailleurs pas l’étude qui ne dispose pas de base de comparaison, mais la réalité permet de constater que les logisticiens ont beaucoup investi ces derniers mois. Une tendance qui serait le contrecoup à la fois de la mise en flux des stocks et du sourcing dans les pays émergents.
La sous-traitance de l’entreposage, même faible, fait cependant aujourd’hui émerger de nouveaux
spécialistes de la logistique de la publicité (Logista), des promotions (Externis), de l’habillement
(DHL Fashion) ou de la net économie. Quant aux transports, la logique voudrait que la sous-traitance
augmente.
Une tendance contrariée par le manque de disponibilité de camions.
Résultat : « la sous-traitance risque de changer de forme pour aller vers des partenariats de long terme »,
conclut Thomas Moreau.


