L’éditeur de logiciels de supply chain, qui a vu son chiffre d’affaires licences baisser de 3,4% en 2010, supprime une cinquantaine de postes sur les 515 actuels.
Alors que la plupart des éditeurs de logiciels de supply chain annoncent une hausse de leur chiffre d’affaires et de leurs résultats, Generix prend le chemin inverse. Une situation que l’éditeur explique par un maintien depuis 2007 des investissements dans la R&D à un très haut niveau (23% de son chiffre d’affaires, soit 9% au dessus de la moyenne de la profession) malgré le remboursement parallèle des emprunts contractés pour le rachat de la société Infolog et de son fameux WMS équipant 750 sites dont 110 à l’international.
Cette acquisition qui date de 2007 permettait à Generix de sortir de son rôle d’éditeur d’ERP (entreprise resource planning) pour devenir un généraliste du logiciel de supply chain, voire "un leader européen des logiciels pour le commerce", comme annoncé à l’époque. Une stratégie sans doute contrariée par la crise mais qui n’explique mal la baisse des ventes de licences de 30% entre 2010 et 2011 et de 7% dans les services. De fait, l’objectif des 100 millions d’euros de chiffre d’affaires lors du rachat d’Infolog à l’horizon 2012 a été ramené à 66,2 millions de chiffre d’affaires en 2010.
Generix Group met donc en oeuvre un plan d’organisation et d’adaptation de ses capacités au contexte du marché : rapprochement des équipes Edition et Services de l’ERP Generix Collaborative Enterprise, rationalisation des investissements en R&D et réduction des frais généraux et administratifs. Parallèlement, il a voté une augmentation de capital d’un montant de plus de 8 millions d’euros. Pléiade Investissement qui détient 29,33% du capital s’est engagé à souscrire 100% du montant de cette augmentation.


