Tandis que la messagerie se complique, Heppner se présente désormais comme un spécialiste de la logistique.
Pour l’année 2006, Hepper affiche un chiffre d’affaires de 506 millions d’euros, en hausse de 2,2%, dans un contexte économique difficile. Les résultats d’exploitation et net, de 1,2 et de 2 millions d’euros demeurent modestes, car le groupe s’est concentré sur les travaux d’intégration de XP et de Sodimaine Transports de même que l’intégration du nouveau système d’information. « Cependent, avec une marge brute de 9 millions d’euros et un taux d’endettement de 16%, le bilan est plutôt sain », corrige Gilles Moutel, nouveau directeur général de la société. Aujourd’hui, il s’agit de passer à une phase de rééquilibrage vers des activités porteuses, un rééquilibrage entre les activités nationales et internationales notamment. Entre la messagerie et la logistique aussi. Dans le groupe, le transport domestique représente 54% des activités, le transport international 35% et la logistique 11%. Ces deux derniers secteurs, plus rentables progressent déjà respectivement de 3,5 et de 2% contre 1,4% pour le transport domestique. Le groupe entend donc resserrer ce virage. En France, Heppner entend simplement poursuivre la massification et développer une activité d’affréteur. Tous ses efforts se concentreront sur l’international et la logistique. A cet effet, s’il s’appuiera sur son réseau de partenaires de System Alliance Europe, il compte aussi installer de nouveaux bureaux dans les PECO (Pays d’Europe Centrale et Orientale). En France, et en logistique, le groupe peut d’ores et déjà annoncer l’ouverture d’une plateforme de cross-dock à Gonesse. C’est dans cet état d’esprit qu’il compte atteindre 750 millions d’euros d’ici à 2010 avec une rentabilité opérationnelle de 4%. Et ce, en toute indépendance, bien sûr. M.M.