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Etude : les émissions de CO2 du transport continuent de baisser mais ce n’est pas suffisant

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Selon le Haut conseil pour le climat, alors que le réchauffement climatique se poursuit à un rythme rapide, le secteur du transport fait figure de bon élève en continuant de baisser ses émissions de CO2.
Dans son rapport annuel sur les dangers climatiques, le Haut conseil pour le climat (HCC) publie les données des émissions de CO2 du transport qui continuent de baisser mais de manière insuffisante par rapport aux objectifs fixés par la SNBC 3. Ainsi les émissions du secteur ont diminué de 2,4 Mt éqCO2 entre 2024 et 2025, soit une baisse de 1,9 %, en comparaison avec la baisse de 1,5 Mt éqCO2 entre 2023 et 2024. Les émissions se trouvent pour la première fois en dessous de leur niveau de 1990 (-2 %, -2,5 Mt éqCO2), et ont baissé de 11,5 % depuis 2015 (-15,9 Mt éqCO2).
Cette baisse provient du transport routier national de marchandises, avec -1,1 Mt éqCO2 pour les PL (-4 %) et-0,7 Mt éqCO2 pour les VUL (-4 %). En revanche, les émissions du transport international ont légèrement augmenté entre 2024 et 2025 (+1,8 %), avec une hausse de +7,4% des émissions du transport aérien international (fret et voyageurs) compensée par une forte baisse des émissions du maritime international (-22,7 %).
L’électrification monte en puissance
Selon le HCC, l’électrification des véhicules contribue à ces bons résultats. Elle s’est accélérée en 2025 concernant les VUL et les PL, avec respectivement 9,4 % et 2,3 % d’électriques dans les immatriculations neuves, alors qu’elles étaient de 6,9 % et 1,5 % en 2024. « Cette accélération est nécessaire pour rattraper le retard pris en 2024, alors que les objectifs de la planification écologique pour 2025 étaient de 16,7 % pour les VUL et 14 % pour les PL », rappelle le HCC dans son rapport. Par ailleurs, la part de biodiesel a plus que doublé dans le parc entre 2024 et 2025 (près de 1 % du parc début 2025), et les immatriculations de biodiesel ont été de 5 % des PL neufs en 2025, contre 5,4 % en 2024.
Une baisse à multiplier par 2,4 en 2026
D’autres facteurs, comme l’amélioration du taux de chargement et la baisse de la consommation de carburant entre 2024 et 2025, contribuant à la baisse des émissions. Malgré cela, le HCC estime que la baisse d’émissions doit s’accélérer fortement pour atteindre les objectifs climatiques fixés par la SNBC 3. « Pour atteindre le rythme de réduction nécessaire en 2026, la baisse devra être 2,4 fois plus grande que celle observée en 2025, pour atteindre -5,9 Mt éqCO2 », explique l’organisme indépendant. Et d’ajouter que le rythme de réduction devra ensuite encore s’accélérer à -7 Mt éqCO2 en 2027 et 2028, un rythme encore jamais observé, excepté l’année 2020 ayant connu de fortes restrictions de déplacement liées au Covid.
Paradoxalement, l’atteinte de ces objectifs risque d’être freinée par différents facteurs, tels que l’assouplissement des règles européennes concernant les émissions de CO2 des véhicules thermique qui pourrait nuire à la croissance des ventes de modèles 100% électriques. De plus, si les aides à l’électrification des flottes ont augmenté cette année en France, elles tendent à diminuer à l’échelle européenne.
Voir en ligne : https://www.hautconseilclimat.fr/wp...
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