
- Blondel
Désignant des opérations réalisées sur le site de production, de construction ou d’exploitation d’un client, la logistique in situ se développe. Quelques pure players s’y distinguent aux côtés de spécialistes du service et de la logistique contractuelle. Les filières intéressées par leurs offres se diversifient comme leurs besoins. Portrait d’une prestation multiforme et multisectorielle.
Présentée comme un levier pour améliorer l’efficacité et la rentabilité des opérations, la logistique in situ pèserait entre 4 et 5 Md€ en France. L’industrie, les gestionnaires d’infrastructures comme les aéroports et les opérateurs de colis issus de l’e-commerce et de leur acheminement sont ses principaux clients. Avec l’aéronautique et la défense, les filières industrielles qui y recourent le plus sont l’automobile, la santé, l’agroalimentaire et l’industrie lourde comme la chimie, le nucléaire et la sidérurgie. Elles sont motivées par la volonté « de se recentrer sur leur cœur de métier, bénéficier d’une expertise qu’elles ne possèdent pas » et la recherche « d’une meilleure flexibilité et agilité pour absorber de fortes variations d’activité ou une croissance d’activité », comme le mentionnent les entreprises interrogées. En outre, « la proximité » est synonyme de « réactivité, performance et de réduction des risques par un meilleur contrôle ». La demande sur le marché de la logistique in situ progresserait, selon les logisticiens qui la proposent, en dépit de cycles bas conjoncturels comme dans l’automobile actuellement.
Champ des possibles étendu
Au sein d’un site client, le périmètre de la logistique in situ est variable associant la gestion des flux physiques et de leurs données de pilotage et de traçabilité. Les flux physiques les plus cités sont






