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Recycler diminue le prélèvement des ressources naturelles tout en renforçant la souveraineté économique de la France. Malgré des taux de collecte élevés, les filières nationales du recyclage affichent un faible taux d’incorporation dans l’industrie, parfois en recul. Les chaînes d’approvisionnement et les boucles de valeur doivent être améliorées pour redresser le bilan. Trois industriels tracent le chemin en recyclant les biodéchets ou les emballages cartons.
La valorisation des déchets, en réduisant l’exploitation des ressources naturelles et les productions émettrices de gaz à effet de serre, constitue un maillon clé de l’économie circulaire. Pour y parvenir, « le recyclage est indispensable comme il est essentiel pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 », affirme l’Ademe. « La préservation des ressources est l’un des objectifs de l’économie circulaire, avec la protection de l’environnement et de la biodiversité », rejoint Camille Demarquilly, vice-président Global Supply Chain Engineering de Michelin, coleader du Lab SupplyChain4Good de France Supply Chain. « le déchet pour les uns peut être une matière première pour les autres », à condition de mettre en œuvre « des boucles de circularité, ou des supply chains circulaires, entre entreprises pour les faire davantage collaborer. Aujourd’hui, les entreprises travaillent en silo à la recherche de leur propre et unique optimisation », regrette-t-il.
Filières de recyclage
La création de cet écosystème suppose que les industriels de secteurs différents se parlent et échangent leurs données, reconnaît Camille Demarquilly. Cela suppose aussi « de trouver un modèle et une rentabilité économiques face à une économie linéaire où la matière première extraite est considérée comme gratuite », rappelle-t-il. Une première étape de ce modèle rentable pourrait donc être « de redéfinir le statut de déchet », selon Anaïs Leblanc, directrice innovation durable du cabinet Citwell.


