
- IATA
Le trafic global du fret aérien a augmenté de +7,7% en septembre et de +4,5 % pour le marché européen, tiré par la croissance du commerce mondial, de l’activité manufacturière et des envois liés à l’IA.
Selon les données publiées le 29 octobre par l’association du transport aérien international (IATA) le trafic du fret aérien, mesurée en tonnes-kilomètres de chargement (CTK), a augmenté de 7,7 % par rapport à septembre 2025 (+8,6 % pour les opérations internationales) et la capacité a augmenté de 2,7 % (+3,3 % pour les opérations internationales). Selon l’Iata plusieurs facteurs liés à l’environnement opérationnel expliquent cette croissance. Le commerce mondial a augmenté de 3,6 % en août, en glissement annuel, portant à 42 le nombre de mois consécutifs marqués par une expansion en glissement annuel. L’activité manufacturière mondiale a atteint un pic en août. L’indice des directeurs des achats (PMI) pour la production manufacturière mondiale a gagné 0,7 point de pourcentage pour atteindre 53,8, tandis que la composante des nouvelles commandes d’exportations a gagné 0,5 point pour s’établir à 51,9. Les deux indicateurs ont atteint leur niveau le plus élevé en cinq ans et demeurent favorables à la demande de transport de fret aérien. Il faut toutefois noter que le prix du carburéacteur a augmenté de 17,5 % d’un mois à l’autre en septembre, et il était supérieur de 103,4 % au prix de l’année précédente.
La part mondiale du fret européen, établie à 21,4% a augmenté de +4,5 % en septembre, en glissement annuel, tandis que la capacité affichait une baisse de -1,6 %. Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont enregistré une croissance du trafic de fret aérien de +8,6 % en septembre. La capacité a augmenté de +4,9 % d’une année sur l’autre. En Amérique du nord, la demande de fret aérien a augmenté de +11,8 % en septembre et la capacité de +0,8 %. Notons également que les transporteurs du Moyen-Orient ont enregistré une augmentation du fret aérien de +3,8 %, la plus faible performance parmi toutes les régions.
« Le regain du commerce mondial et de l’activité manufacturière a créé un contexte favorable, tandis que les envois liés à l’IA ont permis un autre mois de croissance dans les deux chiffres sur les routes du Pacifique. Le défi réside dans les coûts. Le prix du carburéacteur a plus que doublé par rapport à l’année précédente, et les rendements n’ont pas suivi. Il n’y a pas de pénurie de biens à expédier, mais il est devenu plus difficile de le faire de façon rentable dans le contexte de cherté persistante du carburant », déclare Marie Owens Thomsen, économiste en chef de l’IATA.


