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L’immobilier logistique face aux défis sanitaires, énergétiques et écologiques

- ® Vailog-Segro
La crise sanitaire du Covid-19 impactera fortement la demande placée en 2020. Un effet conjoncturel de l’avis général, alors que les défis énergétiques et environnementaux de l’immobilier logistique sont plus structurels. La forte croissance des investissements observée sur ce marché l’aidera-t-elle à financer sa transition ou ne sera-t-elle que spéculative ?
Selon les transactions recensées et la taille des entrepôts étudiée, la demande placée a chuté entre 44 et 60 % au premier semestre 2020 ! Un trou d’air sur un marché de l’immobilier logistique français habitué à battre des records ces dernières années. Pour Arthur Loyd Logistique, la demande placée au premier semestre s’est élevée à 682 000 m2 contre 1,743 Mm2 au premier semestre 2019, et pour BNP Paribas à 1,2 Mm2 contre 1,66 Mm2.
Cushman & Wakefield l’estime de son côté à 1 Mm² contre 1,5 Mm², et pour expliquer ce recul, la société de conseil en immobilier d’entreprise note un effondrement du segment des entrepôts de 30 000 à 60 000 m2, compensé partiellement par 4 opérations XXL : 100 000 m2 pour Mobivia à Meung-sur-Loire et pour Monoprix-Samada à Moissy-Cramayel, 82 000 m2 à Saint-Martin-de-Crau pour Katoen Natie et 75 000 m2 à Cambrai pour Sun City.
Fondamentaux solides
Malgré les différences constatées sur la demande placée, tous les analystes rapportent une répartition quasi équilibrée entre la dorsale Lille-Paris-Lyon-Marseille et les autres marchés nationaux, ainsi qu’une stabilité des loyers.






