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Mobilités : la stratégie 2023-2042 fait la part belle au ferroviaire

, par Stratégies Logistique

Le 3ème rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures (COI), concernant le plan de développement et de modernisation des transports, a été présenté vendredi par la Première ministre Elisabeth Borne.

La concertation menée avec les parties prenantes a été saluée par l’Alliance 4F (Fret Ferroviaire Français du Futur), qui regroupe de nombreux acteurs du ferroviaire dont (Fret SNCF, DB Cargo, Captrain, T3M, etc). C’est en effet le ferroviaire qui semble être le grand gagnant des futurs investissements dits « de planification écologique », même si l’incertitude plane toujours sur la liaison Lyon-Turin.

L’Alliance 4F regrette toutefois le manque de distinction entre le transport de voyageurs et le fret (concernant plus spécifiquement les gares de triage, les plateformes multimodales, les lignes capillaires ou encore la mise en conformité pour les remorques routières internationales).

Le groupement d’acteurs ferroviaires « reste mobilisé et déterminé à atteindre l’objectif de doublement de la part modale inscrite dans la loi Climat et résilience de 2022 » et « sera vigilante quant à la concrétisation de ces annonces d’investissement, notamment dans une loi de programmation pluriannuelle, afin de passer de l’intention à l’action. »

Socle indispensable

Pour atteindre cet objectif en 2030 (équivalent à 18% de marchandises transportées par le ferroviaire à l’échéance), ce plan stratégique, « socle indispensable » selon le COI, doit être adossé à un plan d’investissements dédiés au fret ferroviaire, que 4F estime par ailleurs à 3,5 milliards d’euros.

Concernant le transport combiné et l’intermodalité train-camion, l’Alliance 4F avance que quatre nouveaux terminaux intermodaux seront nécessaires d’ici à 2027, et quinze d’ici à 2030. Sur ce point, le rapport du COI semblerait bien loin de cet objectif. Le plan du COI ne précise pas non plus les investissements concernant l’adaptation des infrastructures au gabarit P400, gabarit ferroviaire qui admet la circulation de semi-remorques de 4m chargées sur des wagons poche, qui constitue un enjeu clé pour le transport combiné.

Afin de mettre en mouvement cette intention affichée dans le rapport et de détailler les investissements, SNCF Réseau et la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM) ont prévu de se rencontrer le 6 mars prochain.

Route, la grande perdante

Le grand perdant de ce COI serait a contrario la route. Pour Bernard Sala, président de Routes de France, l’organisation professionnelle des entreprises de travaux routiers, interrogé par Le Moniteur, « le scénario de planification écologique du rapport du COI ne me semble pas permettre de répondre à la fois à la question de la maintenance du réseau existant, et à la question de sa nécessaire adaptation aux nouveaux usages et sa modernisation ».

Pour lui, cela traduit même « un signal fort du désengagement de l’Etat qui se traduit par la volonté de ralentir, voire stopper les projets de développements routiers, à l’exemple de l’abandon de l’A147 Poitier-Limoge, de la remise en question du contournement de Rouen Est ou celui d’Arles Sud. Cette politique a une répercussion sur la part de l’Etat dans les CPER dont le volet routier est en baisse d’environ 30%. Ces projets vont devoir trouver des solutions localement. »

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